« Bouger » régulièrement, en soumettant le squelette à des contraintes mécaniques, comme lors
de séances de saut, de course, de lancer, contribue à la croissance et la solidité des os. Les jeux
en plein air favorisent la production de la vitamine D qui est nécessaire à l’absorption du calcium
(Cf. « Fiche d’information n° 6 »).
Les jeux qui suivent ont été choisis pour leur caractère ludique majeur. Un enfant qui ne s’amuse
pas risque, en effet, de passer rapidement à la console de jeu...
Niveau 1 : envisageable sans meneur de jeu, pendant le temps libre
Niveau 2 : nécessitant l’encadrement d’un meneur de jeu, pendant un temps organisé
Motrices
Amélioration de la course :
• Habileté de locomotion et de coordination,
• Enchaînement et différenciation course/saut,
• Adaptation de l’impulsion aux différents sauts,
• S’équilibrer à la réception,
• Suivi de trajectoire,
• Habileté de manipulation,
• Coordination des bras.
Évaluation de la course : « se mesurer »
• Une méthode simple consiste à placer des repères en longueur ou en hauteur et à mesurer sa
meilleure performance après 3 essais. Il est amusant de comparer la longueur ou la hauteur du
saut à sa taille corporelle. L’objectif principal est d’inciter les enfants à améliorer leur propre performance
plutôt qu’à se comparer entre eux.
• Le corps humain :
La représentation du corps
5 sens : ressentir les parties de son corps dans l’espace et observer l’influence sur l’équilibre et le saut.
• Étude du fonctionnement du corps : croissance, mouvement, nutrition, respiration,
circulation :
Le saut décomposé permet d’observer le fonctionnement des muscles et des articulations.
• Les règles d’hygiène et de sécurité. Liens avec l’alimentation, le sommeil et les rythmes.
Langage
• Raconter le jeu,
• Raconter ses émotions, son ressenti.
Vivre ensemble
• Se respecter entre joueurs,
• Respecter les règles du jeu et de sécurité.
Il est important de se préparer avant l’effort et de récupérer après l’effort
Les activités proposées sollicitent, particulièrement, le squelette et la musculature de l’enfant. Aussi
il serait bon de permettre à l’enfant de récupérer après l’effort. Les exercices pour récupérer, de
même que ceux pour s’échauffer, vous aideront à préparer vos élèves, ainsi qu’à leur donner des
habitudes de vie saine (Cf. « Fiche d’information n° 10 »).
Évitez la musculation chez l’enfant
Jusqu’à la fin de la croissance, il convient de ne pas faire de « musculation », à proprement parler, afin
de ne pas trop solliciter les cartilages osseux, encore fragiles, sur lesquels sont insérés les tendons
des muscles. On privilégiera le travail naturel psychomoteur et le développement de la tonicité par
des jeux d’endurance et de détente ludiques.
Les exercices développant la force de résistance (musculation) et qui prévoient le « soutien du poids
corporel » (jogging, marche, danse) sont particulièrement recommandés pour la santé osseuse à
partir de l’adolescence.
Produits laitiers, vitamine D et santé osseuse
Le lait et les produits laitiers constituent la principale source alimentaire de calcium et participent à la
construction et l’entretien du squelette. Les besoins des enfants de moins de 10 ans sont couverts
de façon satisfaisante car ils consomment suffisamment de produits laitiers. En revanche, les filles
entre 10 et 19 ans constituent, en France, un groupe à risque. La vitamine D est indispensable à une
absorption optimale et une bonne fixation du calcium sur l’os. Elle est essentiellement produite par
l’exposition de la peau aux rayons solaires. Plusieurs études ont mis en évidence des carences en
vitamine D, chez les jeunes de 10 à 17 ans, particulièrement en période hivernale.
• Consommer 3 à 4 produits laitiers par jour, en privilégiant les aliments les plus riches
en calcium, les moins gras et les moins salés.
300 mg de calcium = 1/4 litre de lait = 2 yaourts = 300 g de fromage blanc = 6 petits-suisses = 80 g
de camembert = 30 g d’Emmental = 350 g de crème fraîche
• Consommer au moins 2 fois par semaine du poisson (gras : saumon, hareng, sardine...)
riche en vitamine D et profiter, sans excès, du soleil (15 à 30 minutes d’exposition par
jour), en se protégeant convenablement, des bienfaits de ses rayons.















